DPE à Jean Macé, Grenoble : comprendre le bâti et préparer son projet immobilier

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Les 505 DPE géolocalisés à Jean Macé, à Grenoble, décrivent un parc presque exclusivement composé d’appartements, où la période 2006-2012 domine. Avec 4,6 % de logements classés F ou G, le quartier présente une proportion de passoires énergétiques inférieure à celle de la ville.

DPE à Jean Macé, Grenoble : comprendre le bâti et préparer son projet immobilier — Grenoble

Le dossier énergétique de Jean Macé repose sur 505 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 15 000 DPE à Grenoble. Ces observations permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, leur période de construction et leurs niveaux de performance. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire de tous les logements de Jean Macé. Le profil qui se dégage associe une forte présence de constructions de la période 2006-2012, une prédominance des appartements et une concentration des étiquettes en classe C. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un locataire, ces données donnent un contexte local utile. Elles doivent néanmoins être distinguées des caractéristiques du logement concerné : une tendance de quartier ne permet pas de lui attribuer une étiquette ni un coût énergétique.

Un bâti presque entièrement collectif, marqué par 2006-2012

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Jean Macé)Part du quartier
A40,8 %
B112,2 %
C31161,6 %
D11122,0 %
E458,9 %
F163,2 %
G71,4 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Jean Macé (Grenoble).

La période de construction dominante à Jean Macé est 2006-2012 : elle représente 46,9 % des diagnostics du quartier. Cette place importante du bâti récent distingue le profil local d’un parc principalement ancien, sans pour autant effacer la présence de logements plus âgés. Les constructions antérieures à 1948 représentent 12,7 % des diagnostics, et celles d’avant 1975 en représentent 20,8 %. Ces deux indicateurs se recouvrent : les logements d’avant 1948 appartiennent aussi à l’ensemble construit avant 1975. Les maisons individuelles ne constituent que 0,2 % des logements diagnostiqués, le reste étant composé d’appartements. La lecture du marché énergétique local concerne donc essentiellement l’habitat collectif. Les données fournies ne détaillent cependant ni les équipements, ni l’isolation, ni les rénovations : elles ne permettent pas d’expliquer la performance de chaque immeuble.

505 DPE : une classe C dominante et 23 logements F ou G

  • Classes A et B : le quartier compte 4 diagnostics A et 11 diagnostics B. Ces étiquettes sont présentes, mais elles ne caractérisent pas la majorité des observations. Le profil énergétique de Jean Macé ne doit donc pas être résumé à ses seuls logements les mieux classés.
  • Classe C : avec 311 diagnostics, elle constitue l’étiquette dominante de l’échantillon local. Pour situer un appartement dans son environnement, cette concentration est un repère plus pertinent que l’idée d’une performance uniforme dans tout le quartier.
  • Classes D et E : 111 logements sont classés D et 45 sont classés E. Leur présence rappelle que des performances différentes coexistent à Jean Macé, malgré le poids de la période de construction 2006-2012 dans les diagnostics analysés.
  • Classes F et G : 16 diagnostics sont classés F et 7 sont classés G. Ces 23 logements représentent 4,6 % du total local. La faible proportion relative de passoires énergétiques ne signifie donc pas leur absence ; un logement particulier peut présenter un profil moins favorable que celui du quartier.

Jean Macé face à Grenoble : moins de passoires dans l’échantillon

La comparaison avec Grenoble fait apparaître plusieurs indicateurs plus favorables à Jean Macé. La proportion de logements F ou G atteint 4,6 % dans le quartier, contre 7,9 % à l’échelle de la ville. La consommation médiane est également plus basse : 151 kWh/m²/an contre 210 kWh/m²/an. Le coût énergétique annuel médian estimé s’établit à 692 €, contre 949 € pour Grenoble. Ces valeurs décrivent cependant des ensembles de logements dont les caractéristiques diffèrent. La surface médiane est de 47 m² à Jean Macé, contre 53 m² dans la ville, et la part de bâti antérieur à 1948 y est moins élevée. Il serait donc réducteur d’attribuer l’écart de coût à la seule qualité énergétique. Les données permettent une comparaison descriptive, pas une mesure de l’effet propre de chaque caractéristique.

  • Ancienneté du bâti : les logements construits avant 1948 représentent 12,7 % des diagnostics à Jean Macé, contre 30,6 % à Grenoble. Ce contraste éclaire la différence de composition des deux ensembles, sans établir à lui seul une relation de cause à effet avec les étiquettes.
  • Consommation : les médianes de 151 kWh/m²/an dans le quartier et de 210 kWh/m²/an dans la ville sont des repères exprimés par unité de surface. Elles ne constituent pas une prévision de consommation pour un appartement donné.
  • Surface et coût : les 47 m² et 692 € observés à Jean Macé sont deux médianes distinctes. Il ne faut pas les assembler pour décrire un appartement type qui aurait nécessairement ces deux caractéristiques, ni assimiler le coût estimé à une facture réelle.

Vendre à Jean Macé : situer le logement sans lui attribuer la moyenne

Pour présenter un logement à la vente, les résultats du quartier apportent un contexte, mais le DPE propre au bien reste le point de comparaison pertinent. Un appartement classé C se situe dans la catégorie la plus représentée parmi les 505 diagnostics analysés. Un logement classé F ou G appartient au contraire à un groupe minoritaire dans cet échantillon. Cette distinction peut aider à structurer les informations transmises à un acquéreur, en séparant clairement la situation du bien de celle de Jean Macé. Il est également utile de rapprocher sa période de construction, sa surface et ses indicateurs énergétiques des repères locaux. En revanche, aucune donnée fournie ne mesure les prix de vente, la négociation ou la demande. Il n’est donc pas possible de chiffrer une incidence commerciale liée à l’étiquette.

Louer : comprendre l’étiquette et le coût énergétique estimé

Dans un projet de location à Jean Macé, le coût énergétique annuel médian estimé de 692 € fournit un repère de quartier, et non un budget garanti pour le futur occupant. La surface médiane de 47 m² rappelle également que la comparaison doit tenir compte du logement recherché ou proposé. Un appartement plus grand, plus petit ou doté d’une autre étiquette ne peut pas être évalué à partir de cette seule médiane. Pour un bailleur comme pour un locataire, l’enjeu consiste à lire les informations du DPE du bien et à ne pas déduire sa performance de son adresse. Les 23 logements F ou G recensés montrent notamment que le profil global de Jean Macé ne suffit pas à écarter une situation énergétique défavorable à l’échelle d’un appartement.

Questions fréquentes

Jean Macé est-il mieux classé que Grenoble sur le plan énergétique ?

Les indicateurs fournis sont plus favorables dans le quartier : 4,6 % de logements F ou G contre 7,9 % à Grenoble, et une consommation médiane de 151 kWh/m²/an contre 210 kWh/m²/an. Cela ne signifie pas que chaque logement de Jean Macé est mieux classé qu’un logement ailleurs dans la ville. La comparaison porte sur les ensembles diagnostiqués.

Quel type de logement domine dans les DPE de Jean Macé ?

Les appartements constituent presque tout l’échantillon, les maisons individuelles n’en représentant que 0,2 %. La période de construction dominante est 2006-2012, avec 46,9 % des diagnostics. Le bâti ancien reste présent : 12,7 % des logements diagnostiqués datent d’avant 1948. Ces proportions décrivent les biens observés, sans garantir la même répartition pour l’ensemble du parc du quartier.

Peut-on utiliser les 692 € médians pour estimer le budget d’un logement ?

Les 692 € correspondent au coût énergétique annuel médian estimé dans les diagnostics de Jean Macé. Ce montant sert à situer l’échantillon, mais ne prédit pas la dépense d’un logement précis et ne constitue pas une facture observée. Pour vendre ou louer, il convient de présenter l’estimation propre au bien plutôt que de lui appliquer ce repère collectif.

Sources officielles

Comparer des devis gratuits